Plasticité synaptique homéostatique et perte synaptique dans un modèle murin de maladie d’Alzheimer

La perte synaptique est un évènement précoce dans le décours de la maladie d’Alzheimer et elle est étroitement corrélée avec les déficits cognitifs. Des études ultra-structurales en microscopie électronique sur des échantillons de cerveaux de patients indiquent une élongation de la densité postsynaptique (PSD) proportionnelle à la perte de synapses. Nous cherchons à comprendre la relation entre la taille de la PSD, la perte synaptique et la fonction neuronale dans un modèle de la maladie d'Alzheimer.

Contact : Brigitte Potier

La densité postsynaptique est une zone dense liée à la membrane postsynaptique caractéristique des synapses glutamatergiques. Elle se trouve en apposition directe de la zone active présynaptique et garantit la proximité des récepteurs avec les sites de libération des neurotransmetteurs. Dans les conditions physiologiques, la taille de la PSD est corrélée au nombre de récepteurs AMPA du glutamate (AMPAR) présents à la synapse. Le niveau d’expression des AMPAR à la membrane post-synaptique est modulé en réponse à l’activité basale dans un processus appelé « plasticité synaptique homéostatique » (HSP) ou mise à l'échelle synaptique afin d’équilibrer en permanence l’activité du réseau.

Nous recherchons, en manipulant pharmacologiquement la HSP, à élucider la relation entre la taille de la PSD, la perte synaptique et la fonction neuronale dans un modèle murin de maladie d’Alzheimer, à l’aide de techniques fonctionnelles (électrophysiologie) et structurelles (marquages immunofluorescents de la PSD, des épines dendritiques et des versants pré et post-synaptiques à l’aide de la microscopie super-résolutive STED).

Collaborateur : Serge Marty (Institut du Cerveau, Paris)